Kit gratuit · bac de français, épreuve de juin 2027
Le Menteur de Corneille : le kit complet, à imprimer
Voici un kit Lectoclasse entier, sans inscription. Les autres œuvres du domaine public au programme sont construites sur le même modèle.
- 55 questions, réparties sur les cinq actes : une fiche par acte, à donner après la lecture de l’acte.
- Un corrigé avec, pour chaque réponse, l’acte et la scène où elle se trouve.
- Une fiche d’oral sur le récit du faux mariage (acte II, scène 5), avec des pistes de correction.
- Le texte intégral de la pièce, à imprimer pour la classe : texte du Menteur.
Comment s’en servir. Les questions portent sur des détails du texte : une personne qui n’a lu qu’un résumé ne peut pas y répondre. Une réponse de quelques mots suffit. Comptez 15 à 20 minutes par acte. Le corrigé est à part, pour que la fiche puisse être distribuée seule.
Une erreur dans une question ou dans le corrigé ? Écrivez à octave@vread.fr, nous corrigeons le fichier et le datons.
Présentation de l’œuvre et mode d’emploi
L’œuvre. Le Menteur, comédie en cinq actes et en vers de Pierre Corneille, jouée en 1643 et publiée en 1644. L’action se passe à Paris, en une journée : de la promenade des Tuileries au double mariage final.
Les personnages. Dorante, jeune homme qui revient de ses études de droit à Poitiers ; Géronte, son père ; Cliton, son valet ; Clarice et Lucrèce, deux amies ; Alcippe, qui doit épouser Clarice ; Philiste, ami de Dorante et d’Alcippe ; Isabelle, suivante de Clarice ; Sabine, femme de chambre de Lucrèce ; Lycas, valet d’Alcippe.
Le texte utilisé. Édition Marty-Laveaux (1862), transcrite par Wikisource, sans notice ni variantes. L’orthographe de l’époque est conservée : « avoit » se lit « avait », « connoître » se lit « connaître ».
Déroulement conseillé
- Les élèves lisent un acte chez eux ou en classe, dans le texte imprimé.
- Ils répondent à la fiche de l’acte, sans le livre, en 15 à 20 minutes.
- Correction collective avec le corrigé : chaque réponse renvoie à une scène, que l’on relit ensemble si la classe hésite.
- Après l’acte V, la fiche d’oral prépare l’explication d’un passage et l’entretien.
Barème proposé : 1 point par réponse juste. Les questions marquées ★ demandent une courte justification et valent 2 points.
Acte I : aux Tuileries
Nom : ........................................ Classe : .......... Date : ..........
- Dorante annonce un changement de vie dès le premier vers. Qu’a-t-il quitté, et pour quoi ?
- Dans quelle ville Dorante faisait-il ses études ?
- Depuis quand Dorante est-il à Paris, selon Cliton ?
- Quel petit accident permet à Dorante d’adresser la parole à Clarice ?
- Devant Clarice, Dorante s’invente un passé. D’où prétend-il revenir, et combien de temps y serait-il resté ?
- Par quel geste Cliton essaie-t-il d’arrêter son maître pendant ce récit ?
- Selon le cocher, comment s’appelle « la plus belle des deux », et où loge-t-elle ?
- ★ Dorante et Cliton ne sont pas d’accord sur l’identité de « la plus belle ». Quel argument chacun donne-t-il ?
- De quel événement de la veille Alcippe et Philiste parlent-ils quand Dorante les rejoint ?
- Citez deux détails chiffrés du festin que Dorante prétend avoir offert.
- Pourquoi Alcippe s’en va-t-il en disant qu’il « meurt de jalousie » ?
- ★ Dans la scène 6, pourquoi Dorante juge-t-il plus utile de se dire soldat qu’étudiant en droit pour plaire aux dames ?
Acte II : le mariage arrangé et le faux mariage
Nom : ........................................ Classe : .......... Date : ..........
- Avant d’accepter Dorante comme époux, que demande Clarice à Géronte ? Que lui propose-t-il ?
- Pourquoi le mariage de Clarice et d’Alcippe n’a-t-il pas encore eu lieu ?
- Quelle ruse Isabelle propose-t-elle pour que Clarice parle à Dorante sans qu’Alcippe le sache ?
- De quoi Alcippe accuse-t-il Clarice dans la scène 3 ?
- Quelle phrase revient plusieurs fois dans cette scène, dans la bouche de Clarice puis d’Alcippe ?
- Seul en scène (scène 4), que décide Alcippe ?
- Pourquoi Géronte veut-il marier son fils au plus vite ?
- Pour échapper à ce mariage, Dorante prétend être déjà marié. Avec qui, et dans quelle ville ?
- Dans ce récit, quel objet trahit la présence de Dorante caché dans la chambre ?
- Que devient l’épée de Dorante quand il veut se défendre ?
- ★ Pendant ce récit, une didascalie indique que Clarice et Lucrèce regardent depuis leurs fenêtres. Qu’est-ce que Clarice apprend ainsi, et pourquoi la situation est-elle comique ?
- Quels sont les deux billets que Dorante reçoit à la fin de l’acte, et de qui viennent-ils ?
- Dans son dernier monologue, Dorante résume sa journée en trois mots. Lesquels ?
Acte III : le duel et la scène de la fenêtre
Nom : ........................................ Classe : .......... Date : ..........
- Qui sépare Dorante et Alcippe pendant leur duel ?
- Quel nouveau mensonge Dorante raconte-t-il pour calmer la jalousie d’Alcippe ?
- D’après Philiste, comment le page d’Alcippe s’est-il trompé sur les dames du bateau ?
- Complétez le jugement de Philiste sur Dorante : « vaillant par nature et ............................ ».
- ★ Selon Isabelle, pourquoi tant de jeunes gens parlent-ils de l’Allemagne et de ses batailles ? D’où tiennent-ils ce qu’ils racontent ?
- Quelle nouvelle Clarice apprend-elle à Isabelle sur le projet de mariage avec Dorante ?
- Dans la scène 5, qui parle réellement à Dorante depuis la fenêtre, et sous quel nom ?
- Pour prouver qu’il « connaît » celle à qui il croit parler, Dorante donne des détails sur sa famille. Citez-en deux.
- Quand Dorante jure « que le foudre » l’écrase s’il ment, que lui répond Clarice ?
- ★ À la fin de l’acte, Dorante affirme qu’il disait la vérité. Quelle réplique de Cliton explique pourquoi personne ne le croit ?
Acte IV : les mensonges s’enchaînent
Nom : ........................................ Classe : .......... Date : ..........
- Au début de l’acte, quel « secret » Dorante veut-il appliquer pour gagner Lucrèce ? Sur qui compte-t-il ?
- Quel duel Dorante raconte-t-il à Cliton dans la scène 1 ? Quelle en serait l’issue ?
- Quelle nouvelle Alcippe vient-il annoncer dans la scène 2 ?
- Comment Dorante explique-t-il à Cliton la guérison si rapide d’Alcippe ?
- Combien de langues Dorante prétend-il parler ?
- Pourquoi Géronte veut-il envoyer Dorante à Poitiers ?
- Quel nouveau mensonge empêche ce voyage ?
- ★ Quel nom Dorante donne-t-il cette fois à son beau-père ? Comment se rattrape-t-il quand Géronte remarque l’erreur ?
- Dans la scène 5, Cliton dit ce dont un menteur a besoin pour ne pas se contredire. De quoi s’agit-il ?
- Que demande Lucrèce à Sabine de répondre à Dorante au sujet de sa lettre ? Est-ce vrai ?
- Comment Clarice et Lucrèce, chacune à son tour, justifient-elles l’intérêt qu’elles ont montré pour Dorante ?
Acte V : la vérité, trop tard ?
Nom : ........................................ Classe : .......... Date : ..........
- Qu’apprend Géronte de Philiste au sujet de Pyrandre, d’Armédon et d’Orphise ?
- Dans son monologue (scène 2), de quoi Géronte a-t-il honte, en plus de la conduite de son fils ?
- ★ Selon Géronte, qu’est-ce qui fait qu’on est gentilhomme, et comment peut-on perdre ce titre ?
- Pour obtenir l’aide de son père, quel nom de jeune fille Dorante avoue-t-il enfin ?
- Quelle menace Géronte fait-il à son fils avant d’aller demander la main de la jeune fille ?
- Quel trouble Dorante avoue-t-il à Cliton dans la scène 4 ?
- Qu’a vraiment fait Lucrèce de la lettre de Dorante, d’après Sabine ?
- Comment Dorante comprend-il qu’il s’est trompé sur les noms des deux jeunes filles ?
- ★ Comment la pièce se termine-t-elle ? Quelle est la morale ironique que Cliton adresse au public ?
Corrigé
Entre crochets : acte et scène où se trouve la réponse. Les citations suivent l’orthographe de 1862.
Acte I
- Il a quitté « la robe pour l’épée » : les études de droit pour la vie de gentilhomme (de cavalier), avec l’accord de son père. [I, 1]
- À Poitiers. [I, 1]
- Depuis la veille au soir (« D’hier au soir seulement vous êtes dans la ville »). [I, 1]
- Clarice fait un faux pas et manque de tomber ; Dorante lui donne la main. [I, 2]
- Des guerres d’Allemagne, où il se serait fait « craindre comme un tonnerre » pendant quatre ans ; il dit aussi être à Paris depuis un an. [I, 3]
- Il le tire par la basque de son habit, puis lui dit qu’il extravague et qu’il revient de Poitiers. [I, 3]
- Lucrèce ; elle loge à la place Royale. [I, 4]
- Dorante pense que la plus belle est celle qui lui a parlé (sa beauté et son cœur le lui disent). Cliton pense que c’est celle qui s’est tue : une femme qui sait se taire a, pour lui, le prix de la beauté. [I, 4]
- D’une fête donnée sur l’eau à une dame, la veille au soir : musique et collation. [I, 5]
- Au choix : cinq bateaux ; quatre chœurs de musique ; douze plats ; six services ; des feux d’artifice ; une danse jusqu’au jour. [I, 5]
- Il croit que la dame du festin est Clarice, qu’il doit épouser : « Le lieu s’accorde, et l’heure ». [I, 5]
- Un « homme à paragraphe », qui récite le Code, n’attire personne ; on plaît mieux « à titre de vaillant », en citant des généraux, des sièges et des mots de fortification que les dames ne comprennent pas. [I, 6]
Acte II
- De pouvoir le voir sans s’engager ni recevoir sa visite. Géronte propose de le promener longuement sous sa fenêtre. [II, 1]
- On attend le père d’Alcippe, qui doit venir de Tours et repousse son voyage depuis plus de deux ans. [II, 2]
- Lucrèce écrira à Dorante pour lui donner rendez-vous la nuit à sa fenêtre ; Clarice lui parlera sous le nom de Lucrèce. [II, 2]
- D’avoir passé la nuit sur la rivière avec un galant, Dorante : musique, collation, danse jusqu’au jour. [II, 3]
- « Mon père va descendre » (ou « ton père va descendre »). [II, 3]
- De se venger en provoquant Dorante en duel. [II, 4]
- Dorante est son fils unique et prend le métier des armes, qui est dangereux : Géronte veut un petit-fils pour soutenir sa vieillesse et continuer la famille. [II, 5]
- Avec Orphise, fille d’Armédon, à Poitiers. [II, 5]
- Sa montre, qui se met à sonner devant le père d’Orphise ; ensuite le coup de pistolet part par accident. [II, 5]
- Elle se brise en trois morceaux. [II, 5]
- Clarice voit que le jeune homme des Tuileries est le fils que Géronte veut lui faire épouser. Le spectateur sait donc qu’elle regarde son futur fiancé pendant qu’il invente un mariage pour ne pas l’épouser. [II, 5]
- Un billet de « Lucrèce », apporté par Sabine, qui lui donne rendez-vous la nuit à sa fenêtre ; un billet d’Alcippe, apporté par Lycas, qui l’appelle en duel. [II, 7 et 8]
- « querelle, amour et mariage ». [II, 8]
Acte III
- Philiste. [III, 1]
- La dame du festin serait une femme mariée, venue à Paris pour affaires : elle ne peut donc pas être celle qu’aime Alcippe. [III, 1]
- Il a suivi le carrosse de Lucrèce, qui avait été prêté et portait deux autres dames, Hippolyte et Daphné ; il les a prises pour Lucrèce et Clarice. [III, 2]
- « menteur par coutume ». [III, 2]
- Pour se faire valoir auprès des femmes : ils répètent ce qu’ils ont lu dans la gazette sans avoir quitté leur village. Isabelle pense que Dorante a cru que les filles « de cœur » aiment les gens d’épée. [III, 3]
- Géronte a repris sa parole auprès du père de Clarice, parce que Dorante serait déjà marié. [III, 3]
- Clarice, sous le nom de Lucrèce ; la vraie Lucrèce est à côté d’elle. [III, 5]
- Au choix : elle n’a plus de mère ; son père s’appelle Périandre, homme de robe ; dix mille écus de rente ; un frère mort aux guerres d’Italie ; une sœur nommée Julie. [III, 5]
- « Un menteur est toujours prodigue de serments. » [III, 5]
- « Quand un menteur la dit, / En passant par sa bouche, elle perd son crédit. » La vérité elle-même n’est plus crue quand c’est un menteur qui la dit. [III, 6]
Acte IV
- Être libéral, c’est-à-dire donner de l’argent : il compte sur les domestiques de Lucrèce, en particulier Sabine, pour parler en sa faveur. [IV, 1]
- Un duel contre Alcippe, à la suite d’une querelle commencée à Poitiers : il l’aurait percé de deux coups d’épée et laissé pour mort. [IV, 1]
- Son père vient d’arriver : le mariage avec Clarice va être signé. [IV, 2]
- Par une poudre merveilleuse, plus forte que la « poudre de sympathie », dont le secret tient en quelques mots hébreux. [IV, 3]
- Dix. [IV, 3]
- Pour qu’il ramène sa femme : Géronte veut la connaître et l’accueillir. [IV, 4]
- Sa femme serait enceinte (« grosse ») de plus de six mois et ne pourrait pas voyager. [IV, 4]
- Pyrandre, alors qu’il avait dit Armédon. Il explique que l’un est son nom de famille et l’autre le nom d’une terre, et que cet homme utilise les deux. [IV, 4]
- D’une bonne mémoire : « Il faut bonne mémoire après qu’on a menti. » [IV, 5]
- De lui dire qu’elle a déchiré la lettre sans la lire. C’est faux : elle l’a lue (on l’apprend en IV, 8 et en V, 5). [IV, 8]
- Par la « curiosité pure, avec dessein de rire » : Clarice pour son entretien aux Tuileries, Lucrèce pour le billet. [IV, 9]
Acte V
- Personne à Poitiers ne porte ces noms : ils n’existent pas. Philiste laisse entendre que le mariage est inventé, comme le festin. [V, 1]
- D’avoir cru son fils et d’avoir répandu lui-même le mensonge (« Il me fait la trompette et le second auteur »). [V, 2]
- La vertu fait le gentilhomme autant que la naissance ; le vice, et d’abord le mensonge, lui fait perdre ce titre : « Tu n’es plus gentilhomme, étant sorti de moi ». [V, 3]
- Lucrèce. [V, 3]
- S’il ment encore, même un peu, au sujet de Lucrèce, Géronte le tuera de sa propre main. [V, 3]
- Il a mieux regardé la compagne de « Lucrèce » et la trouve charmante : son cœur est partagé entre les deux. [V, 4]
- Elle l’a lue tout entière, au lieu de la déchirer. [V, 5]
- Clarice appelle son amie « Lucrèce » devant lui ; Cliton lui confirme que Clarice parlait à la fenêtre sous le nom de Lucrèce. [V, 6]
- Par deux mariages décidés par les pères : Alcippe épouse Clarice, Dorante épouse Lucrèce. Cliton conclut : « Par un si rare exemple apprenez à mentir. » [V, 7]
Fiche d’oral : le récit du faux mariage (acte II, scène 5)
Format d’entraînement. Les modalités de l’épreuve orale sont celles publiées pour la session : vérifiez-les avec votre professeur.
Un soir que je venois de monter dans sa chambre… (Ce fut, s’il m’en souvient, le second de septembre ; Oui, ce fut ce jour-là que je fus attrapé), Ce soir même son père en ville avait soupé ; Il monte à son retour, il frappe à la porte : elle Transit, pâlit, rougit, me cache en sa ruelle, Ouvre enfin, et d’abord (qu’elle eut d’esprit et d’art !) Elle se jette au cou de ce pauvre vieillard, Dérobe en l’embrassant son désordre à sa vue ; Il se sied ; il lui dit qu’il veut la voir pourvue ; Lui propose un parti qu’on lui venoit d’offrir. Jugez combien mon cœur avoit lors à souffrir ! Par sa réponse adroite elle sut si bien faire, Que sans m’inquiéter elle plut à son père. Ce discours ennuyeux enfin se termina ; Le bonhomme partoit quand ma montre sonna ;
1. Lire à voix haute (2 minutes de préparation)
Repérez les vers où le rythme s’accélère et ceux où Dorante commente son propre récit. Lisez sans couper l’alexandrin au milieu d’un mot, en marquant l’enjambement « elle / Transit ».
2. Construire l’explication
- Découpez l’extrait en trois mouvements et donnez un titre à chacun.
- Quels détails Dorante ajoute-t-il pour rendre son histoire crédible ? Relevez-en deux.
- Relevez les verbes du vers « Transit, pâlit, rougit, me cache en sa ruelle ». Quel effet produit cette suite ?
- Pourquoi le spectateur, lui, ne peut-il pas croire à ce récit ? Pensez à ce qu’il sait depuis l’acte I.
3. Question de grammaire
Analysez la proposition subordonnée dans : « Par sa réponse adroite elle sut si bien faire, / Que sans m’inquiéter elle plut à son père. »
4. Pour l’entretien
- Dorante ment-il toujours pour obtenir quelque chose ? Appuyez-vous sur deux mensonges différents de la pièce.
- Quel rôle joue Cliton face aux mensonges de son maître ?
- La fin vous paraît-elle punir le menteur ou le récompenser ?
- Quel personnage dit la vérité au mauvais moment, ou la dit sans être cru ?
Fiche d’oral : pistes de correction
Mouvements possibles
- « Un soir… avait soupé » : le cadre, avec une date précise donnée comme un souvenir hésitant.
- « Il monte… à son père » : l’arrivée du père et la ruse d’Orphise, racontées au présent.
- « Ce discours ennuyeux… ma montre sonna » : le retour au passé simple et l’incident qui relance l’action.
Éléments de réponse
- Effet de réel : la date (« le second de septembre ») corrigée en direct (« Oui, ce fut ce jour-là »), le souper du père en ville, la montre. Le menteur imite l’hésitation d’un témoin sincère.
- Accumulation : quatre verbes au présent, sans liaison, pour quatre réactions physiques ; le récit va aussi vite que la panique qu’il décrit et empêche Géronte de réfléchir.
- Ironie dramatique : le spectateur sait depuis I, 3 que Dorante invente sans peine, et depuis II, 6 il entendra Dorante dire qu’il n’y a « pas deux mots » de vrai. Le public admire l’art du conteur pendant que le père le croit.
- Grammaire : « Que sans m’inquiéter elle plut à son père » est une proposition subordonnée conjonctive circonstancielle de conséquence, introduite par la locution corrélative « si bien… que » ; elle complète le verbe « sut faire ».
Pour l’entretien
Le mensonge de I, 3 sert à séduire ; celui de II, 5 sert à éviter un mariage ; celui de IV, 1 (le duel inventé) ne sert à rien, sinon au plaisir d’étonner Cliton. Cliton est à la fois spectateur, conseiller et victime : il croit le duel avant de voir Alcippe vivant. La fin récompense Dorante, qui obtient un mariage, mais il épouse la jeune fille qu’il a d’abord prise pour une autre : le menteur se trompe lui-même.
Kit Lectoclasse, version du 14 octobre 2026. Texte : Wikisource, édition Marty-Laveaux 1862 (CC BY-SA 4.0). Questions, corrigé et fiche : READ FRANCE SAS, impression libre pour vos élèves.
Les autres œuvres, sur le même modèle
Pour les sept autres œuvres du domaine public au programme de l’épreuve de juin 2027, chaque kit contient le texte intégral, les questions par chapitre, acte, lettre ou poème, le corrigé et une fiche d’oral. Kit à l’unité 39 €, licence établissement 390 € pour l’année scolaire.